La mode est-elle le dixième art ?

27/11/2014


A l’heure où les collaborations entre les artistes et les maisons de mode se multiplient, où les musées consacrés à la mode fleurissent et où les collections rivalisent d’excentricité, le monde de l’art et celui de la mode se lient inexorablement. La mode peut-elle alors être considérée comme un art à part entière, au même titre que la peinture ou la sculpture ? Et a fortiori, le designer serait-il un artiste ?

La question se pose au même titre que celle de la définition de l’art. Est-ce l’unicité ou l’artisanat, la futilité ou le caractère sociétal, le message issu d’un esprit ou son interprétation par les multiples récepteurs, la réflexion d’une époque ou l’intemporalité qui font d’une création une œuvre d’art ? Ou bien, comme le résume Emile Zola, « Une œuvre d’art est [-elle] un coin de création vu à travers un tempérament » ?

Dans l’état actuel de la classification des arts, le stylisme est considéré comme un art appliqué, c’est à dire comme une démarche créative limitée par des contraintes stratégiques ou économiques. On acquiesce pour les grandes marques de prêt à porter répondant à une logique de profit. Entre les mains de certains créateurs à l’instar de Saint Laurent, Martin Margiela ou Issey Miyake, la question se complexifie. La haute couture est, par essence, hors normes et relève du rêve et de l’émotion. Elle n’a ni freins ni codes et l’imaginaire des créateurs y fait figure de loi. Et tous ces couturiers ont su créer et faire perdurer un univers extrêmement cohérent autour d’eux.

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