La haute couture démarre avec Fred Sathal et Stéphanie Coudert

07/07/2014


Dimanche 6 juillet à Paris, la Haute Couture ouvre sa semaine avec la génération montante. Ils vivent et travaillent en France.
Fred Sathal quant à elle vit et se ressource à Marseille. Elle a la grâce d'une ballerine, le tempérament d'une héroïne de Cinecittà, la technicité de Madeleine Vionnet et un talent qui n'appartient qu'à elle.

Une Collection triomphale en présence de Ralf Toledano, le nouveau Président de la Chambre Syndicale de Haute Couture et des Créateurs de Mode, d'acheteurs et journalistes étrangers et d'amis ... 36 créations uniques pour une collection "Couleur Lumière" qui bousculent les codes établis du "embroidery correct" : un new Look pour une new Gen.

Par ses surpiqures embouties, effilochées de fils de couleurs, de sequins d'or, de nacre et les classiques prennent de la hauteur : jeans, bermudas, perfecto, manteaux et robes d'intérieur. Par le savoir-faire de Fred Sathal, ils en sont anoblis.

Fred Sathal, qui revient après huit ans d'absence des défilés parisiens, a donc ouvert le bal avec une collection conçue "comme un parcours à travers les plis de l'âme". La créatrice marseillaise a créé une garde-robe dans un esprit minéral et presque cosmique, entièrement brodée recto et verso, sur des jeux avec la lumière. Beaucoup de mini-robes mais aussi des tops sur du denim couture couleur nuit, des caftans en tulle ou de crêpe de soie et aussi une mini-cape de magicienne ornementée. Pour les grands froids, Fred Sathal ne craint pas de proposer un incroyable poncho composé uniquement de queues de renards.

Stéphanie Coudert, "couturière particulière" depuis dix ans dans sa boutique atelier du quartier populaire de Belleville à Paris, a proposé une superbe illustration de l'élégance parisienne, mais sans tomber dans le classique. Les mannequins marchent plus lentement que dans les autres défilés. On prend le temps d'apprécier les coupes et les volumes innovants de la créatrice. Elle associe des pièces sport et précieuses, elle mélange les textures (néoprènes, jerseys...). Les mannequins sont enveloppés dans de grands et longs manteaux noués à la taille. C'est une mode très féminine mais jamais sexy.

Stéphanie Coudert explique dans une note aux invités que sa muse est Aliénor d'Aquitaine, femme "conquérante de la liberté". On imagine ses vêtements confortables, pour ne jamais gêner le mouvement, si cher à la créatrice.

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